Dirty
Dirty The only thing I listen to is indie music. Always forget my earplugs before a show.

Joanna Newsom - Divers

Joanna Newsom - Divers

Drag City (2015)

Pour ceux qui n’auraient pas encore eu l’occasion de voyager au royaume de la reine de la chanson baroque, ce nouvel album est l’occasion rêvée de prendre la poudre d’escampette.

Dès les premières notes nous sommes transportés dans la quiétude d’une contrée imaginaire, précieusement gardée par des hordes de harpes et des salves de piano, échappent ainsi momentanément à la frénésie ambiante. Tel ce nerd de Marty Mc Fly, nous remontons le temps dans tous les sens, emportés par un tourbillon de grâce.

Fermez les yeux, admirez le paysage imaginaire qui défie et laissez vous guider par la voix improbable de la maîtresse des lieux. C’est qu’il faut être virtuose pour façonner de pareilles histoires évocatrices, autant d’élixirs et de nectars pour nos sens.

Pour peu qu’on ait gardé son âme de grand enfant, on s’acclimatera assez aisément à cette radieuse ambiance médiévale, et c’est pas de refus en ces temps de grisaille moderne.

C’est bien au cœur que s’adresse ces odes fantasmagoriques, si étranges et si familières à la fois. La jeune mariée semble être décidée à nous livrer son interprétation de l’amour dans une héroïque fantaisie.

Il suffit, assez de dithyrambes, ne voilà-t-il pas que déjà les sortilèges de cette enchanteresse, me montent à la tête et que je commence à en perdre mon latin. Vous l’aurez compris, cette potion est magique.

Sujets, prosternez-vous devant dame nouvelle, d’un baiser elle vous fera perdre la tête et vous n’aurez de cesse d’être pendu à ses lèvres.

Chapeau bas, Joanna.