Dirty
Dirty The only thing I listen to is indie music. Always forget my earplugs before a show.

Nothing - Tired of Tomorrow

Nothing - Tired of Tomorrow

Relapse (2016)

Ce disque qui a tout de l’exercice de style, qui lorgne vers l’époque dorée du rock indé des années 90 et réussit à vous emmener où il veut au gré des morceaux.

Difficile de ne pas succomber quand vous avez été élevé à grands coups de guitares et de mélodies en restant éveillé tard le soir les yeux et les oreilles explosés devant MTV 120 Minutes. Ce groupe pue un peu la loose il est vrai, il leur arrive que des histoires pas possible, comme de sortir le disque sur un petit label dont un des gérants, rachète un médicament contre le SIDA pour multiplier son prix par 20 et se faire des thunes. Monde de merde… Rajoutez à ça un parcours chaotique, en passant par la case prison comme leurs ainés d’Afghan Whigs et vous obtenez des mecs un peu paumés qui ont la musique pour seul repère. Ça s’entend et ça nous parle. Varié et cohérent, c’est plus subtile qu’il n’y parait, un modèle du genre, peut-être encore un peu trop prisonnier de leurs influences et en manque de fantaisie. Ça respire pas toujours la joie de vivre à Philadelphie.Nihilistes jusqu’au bout des doigts mais pas résignés Nothing nous offre un second album de bonne facture, qui laisse présager de beaux lendemains mélangés à de la merde en couleur.Courage les gars…