Dirty
Dirty The only thing I listen to is indie music. Always forget my earplugs before a show.

pg.lost - Versus

pg.lost - Versus

Pelagic (2016)

Parce que la noirceur de cette fin d’année sied naturellement à la musique scandinave, il aurait été dommage de ne pas mentionner le dernier album des suédois de pg.lost, passé inaperçu ou presque lors de sa sortie en début d’automne.

Fort heureusement pour nous cette douce bourrasque sonore s’apprécie encore mieux lors des premières froideurs hivernales. Ces cousins de nos gizmos préférés de Mogwai expérimentent à tout va de l’autre côté de la mer du Nord.

Cet album, écrit lors de leur dernière tournée avec leurs comparses de label Cult of Luna, n’est pas sans rappeler sur certains passages les tonalités du Rave Tapes des écossais, principalement lorsqu’il s’agit d’y aller franco sur les nappes de clavier - vous me direz c’est pas le meilleur côté des acolytes de Stuart, ils auraient pu mieux copier que ça, soit. L’ensemble reste assez touffu et bien foutu, le batteur s’en donne à cœur joie et on a droit à de belles mélodies qui viennent emplir l’espace, ça plairait à Thomas Pesquet.

Sur Off the Beaten Path, on croit tout d’abord à un copycat de Bat Cat, sauf qu’après quelques mesures débarque un riff qu’aurait pu écrire Simone Pace de Blonde Redhead. Perturbant et jouissif donc. Alors oui ça “sonne un peu pute”, pour reprendre l’expression très imagée de mon très éminent colistier, malheureusement comme beaucoup de groupes du genre coutumiers du fait, y’a une petite tendance à vouloir un peu trop s’épancher et montrer l’étendue de ses gammes et à ce petit-jeu là, on s’ennuie parfois, à écouter ronronner des plans trop bien torchés pour être honnêtes. Tant qu’ils font pas de selfies pour leur page Facebook comme God is an Astronaut, on leur pardonne.

Vous l’aurez compris, c’est pas avec Versus que pg.lost détrônera les cadors du genre, mais il mérite néanmoins qu’on plonge dans son univers fantasque, histoire de finir cette putain d’année 2016 en apothéose.