Dirty
Dirty The only thing I listen to is indie music. Always forget my earplugs before a show.

Pity Sex - White Hot Moon

Pity Sex - White Hot Moon

Run for Cover (2016)

N’y allons par quatre chemins, ce White Hot Moon de Pity Sex mérite sa place parmi vos meilleurs disques de Shoegaze.

Rien que ça. Et si vous n’avez pas connu l’éclosion du genre à l’époque, que votre étagère est encore vierge de ces morceaux où il faut tendre l’oreille pour entendre un chant plaintif noyé dans un flot de guitares délicieusement saturées, ce petit bijou est une parfaite excuse pour y remédier.

La première écoute procure une jouissance immédiate, et cela ne faiblit pas, l’album impressionne par sa richesse et sa cohérence. C’est appliqué et bossé en soufflerie, ça s’entend. Tous les ingrédients sont là, à commencer par de très bonnes chansons servies par une production impeccable. En partie grâce à la belle voix de Betty et à une section rythmique bien en place, le disque sait vous caresser en permanence les oreilles dans le sens du poil — des poils qui pourront se hérisser de temps à autre tant on est proche de l’orgasme auditif à certains moments.

Le jeune quatuor a réussi le mariage parfait entre des envolées lyriques et des guitares plaintives à souhait, en respectant les codes du genre et donc en toute nonchalance. Malgré des paroles teintées de nostalgie, on en ressort très serein, le sourire au coin des lèvres. Mention spéciale pour Pin a Star qui porte bien son nom et pour le touchant Plum, qui évoque dignement la perte d’un parent.

La classe pour des paumés du Michigan sur qui personne n’avait vraiment parié un kopeck jusqu’ici. Espérons pour eux que ça changera avec ce disque, ils le méritent amplement.